Atelier BUTO
jeudi 28 février 2013
samedi 2 février 2013
La vie n'est qu'un frisson - Cabaret Lyrique
Extraits du spectacle
La vie n'est qu'un frisson
'live déc. 2012'
jeudi 31 janvier 2013
"Son œuvre a l'évidence et la force d'une
rumeur immémoriale qui mêle
les instants et les corps. Qui réinvente l'éclair sombre des destinées."
ANDRE VELTER
les instants et les corps. Qui réinvente l'éclair sombre des destinées."
ANDRE VELTER
Parce que les images qu'on nous donne de cette
guerre sont techniquement parfaites, mais insignifiantes par elles-mêmes,
Velickovic prend le risque d'en créer d'autres, technologiquement
"imparfaites", mais réellement parlantes, parce que chargées de cette
électricité particulière qu'est la "volonté de sens". "La télévision n'est pas un moyen
d'expression", disait Godard, dès 1962, aux Cahiers du cinéma. Il ajoutait : "La preuve, c'est que, plus c'est idiot, plus c'est fascinant, plus les gens
restent immobilisés sur leurs petites chaises". La télévision, qui est devenue, depuis le début
des années soixante, le modèle absolu de l'image, puisqu'elle s'est répercutée
jusque dans la façon de faire des tableaux, chez Warhol et Schifano, mais
aussi, depuis le Pop, chez beaucoup d'autres, n'a pas empêché les peintres et
les cinéastes de continuer à peindre des tableaux,
à tourner des films
où les images ne sont pas données d'avance, mais créées, pensées, recherchées,
travaillées comme des esquisses, des brouillons de textes : à partir de zéro, ou de presque zéro.
Il faut toujours rappeler les choses les plus
simples : le dessin, contrairement à la télévision, n'est pas un moyen de
transmission, mais un moyen de création. Il n'est pas destiné à fasciner
immédiatement le regardeur, mais à le faire réfléchir, à l'inciter à penser par
lui-même. C'est aussi la raison pour laquelle Velickovic n'a cessé de
continuer, sans relâche, sans jamais se décourager, à peindre et à dessiner.
C'est pour cette raison initiale qu'il a accompli une œuvre qui, par sa
puissance de trait et de jet, son impulsivité, son pouvoir spécifique
d'expression, dépasse non seulement le système de transmission d'informations
spectaculaires, mais chacune de toutes les images diffusées chaque jour, dans
le monde entier, par tous les médias : techniquement parfaites, de plus en plus
parfaites, puisque de plus en plus souvent numérisées, donc infiniment
manipulables et privées de toute véritable volonté de sens autre que celui de
la propagande (non-dite) et la publicité (avouée).
" Les éléments de base d'une peinture se trouvent
profondément accrochés quelque part dans l'homme lui-même. Le tempérament, le
caractère, l'optique, la vision portée sur l'environnement, sur les événements,
le bagage hérité de l'enfance, l'histoire toute bête (et méchante) qu'elle peut
être et qui fait, malgré nous, partie de notre quotidien. Cette histoire que
nous faisons et qui nous bâtit. La violence en réalité, la réalité violente,
était toujours pour moi un double imposé. Ce n'est pas moi qui ai choisi cela,
du moins je le crois. La violence était là, présente, pesante, effrayante, en
tenue de combat, en état de guerre et en état d'après-guerre. Forte en rafales
de mitraillettes et aussi forte en rafales de mots d'ordre. J'appartiens à une
génération qui a joué avec la violence (et sous la violence), qui a grandi sans
que ça change pour autant, et qui vit aujourd'hui en regard de cette
monstruosité. On se réveille avec, on se couche avec.
Est-ce qu'on peut la rejeter, ne pas la voir, y rester
insensible ?
Elle s'introduit sous la peau, elle est là, résistante, toujours
renouvelée, pas très imaginative, à vrai dire, chiante.
Quoi faire ? S'occuper d'elle, vivre avec, en tout cas on ne peut lui échapper.
Se battre avec ? Inutile de négocier.
Se battre avec ? Inutile de négocier.
La peindre. Encore plus cruelle, plus ensanglantée,
impitoyable.
La faire voir.
Mettre en images cet homme décapité, anonyme, fuyant, poursuivi par différentes agressions, parfois agresseur lui-même. Toute cette peinture est un échange perpétuel d'agressions. On agresse une toile, elle renvoie l'agression en forme d'image. Entre les deux, vous essayez de vous débattre et, comme dit Alain Jouffroy, "derrière toute image, il y a une guerre réelle". Je suis entièrement dedans, dans cette guerre qui continue d'image en image. Elle me concerne, elle fait partie de mon quotidien. Je n'essaie pas de fuir. J'admets que la peinture peut être différente, et même à l'opposé, mais pour moi, je ne l'ai jamais considérée comme un 'fauteuil confortable", selon l'expression de Matisse. Peut-être une question d'engagement ? "
VLADIMIR VELICKOVIC
Mettre en images cet homme décapité, anonyme, fuyant, poursuivi par différentes agressions, parfois agresseur lui-même. Toute cette peinture est un échange perpétuel d'agressions. On agresse une toile, elle renvoie l'agression en forme d'image. Entre les deux, vous essayez de vous débattre et, comme dit Alain Jouffroy, "derrière toute image, il y a une guerre réelle". Je suis entièrement dedans, dans cette guerre qui continue d'image en image. Elle me concerne, elle fait partie de mon quotidien. Je n'essaie pas de fuir. J'admets que la peinture peut être différente, et même à l'opposé, mais pour moi, je ne l'ai jamais considérée comme un 'fauteuil confortable", selon l'expression de Matisse. Peut-être une question d'engagement ? "
VLADIMIR VELICKOVIC
"L'œuvre de Velickovic ne
cesse de s'imposer à nous avec la force et la mesure d'un art qui s'emploie à
traiter et à s'élever de cet abîme infini, où plongent les racines de notre
espèce, le corps physique et la violence qui fait la vie. "
MARCELIN
PLEYNET
mardi 8 janvier 2013
dimanche 9 décembre 2012
Eros, le dieu nu et de l'art ?
Jetons, gracieux, nos vêtements ; nus à nus,
Membres à
membres, accolons-nous, enlaçons-nous !
Que rien ne nous sépare! Il me paraît
la muraille
De Sémiramis, ce voile ténu que tu portes !
Que nos poitrines se
joignent, et nos lèvres aussi ;
Le
voile :je hais la bouche sans porte !
Paul le
Silentiaire
Coupe
attique, vers 480. Tarquinia, Museo Nazionale
Ce ne sont pas les cheveux qui me plaisent,
ni les
boucles superflues,
Artificielles, et qui ne montrent pas les œuvres
de nature ;
Mais la crasse sableuse d'un
garçon à la palestre
Et la couleur que donne à ses membres la chair huilée.
Straton
Cratère en calice attique, vers 505.
Berlin-Charlottenburg,
Antikenmuseum
Ma langue, silencieuse, s'est brisée ; subtil,
Un feu
soudain a couru sous ma peau.
Mes yeux ne voient rien. Mes oreilles
Bourdonnent.
De haut en bas, une sueur
froide m'enveloppe;
un tremblement
Me saisit toute ;jesuis plus verte
Que l'herbe.
Peu s'en faut que je meure,
Il me semble.
Sappho
mercredi 10 octobre 2012
mardi 9 octobre 2012
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