vendredi 2 mars 2012
mardi 28 février 2012
Thésée et le Minotaure
Rabat, musée archéologique.
Ce
groupe a été trouvé dans une chambre
d'une maison d'époque préromaine, détruite au
moment de la conquête, et qui servit de dépendance souterraine à la maison à la
mosaïque de Mars et Rhéa, édifiée au-dessus d'elle. La
destruction de cette luxueuse habitation par
un violent incendie, vers le milieu du IIIe siècle, remplit de décombres
les constructions sous-jacentes de l'époque hellénistique.
Endommagé par le feu, au cours de l'incendie qui détruisit la
maison, le groupe est en assez mauvais état de conservation. Un genou à terre, la jambe droite tendue
et raidie par l'effort, le Minotaure, terrassé par Thésée, est représenté sous l'aspect d'un jeune athlète au visage
empreint d'une certaine beauté et
dont seuls, les cornes, les oreilles et les fanons, rappellent l'aspect que la
légende attribuait au fils de Pasiphaé. Thésée, la tête ceinte du
bandeau des héros vainqueurs, la jambe gauche repliée prenant appui sur la
cuisse du Minotaure, la droite tendue à la recherche
d'un équilibre, s'agrippe aux cornes de son adversaire qui tente, en vain, de
lui faire lâcher prise. La lutte met
en valeur la musculature, la force et la souplesse des deux beaux corps
d'athlètes. L'effort creuse les reins et le sillon dorsal, durcit les tendons
des bras, fait saillir les côtes et les
muscles dorsaux et abdominaux, souligne profondément le bourrelet inguinal. Tout, dans le jeu des
muscles, exprime l'effort, la violence, mais les visages restent
impassibles, presque sereins.
Le combat de Thésée et du Minotaure se rattache à la
tradition hellénistique, et plus particulièrement au goût
alexandrin pour les lutteurs étroitement enlacés et unis par les mains qui s'agrippent.
lundi 27 février 2012
Retrato de Federico Garcia Lorca
por Eugenio Granell
El prendimiento del
poeta, es un óleo
realizado por Granell en 1976. Tres figuras del mismo tamaño físico aparecen frente
a nosotros. Las figuras de los lados sujetan cada una por un brazo a la del centro; mas que sujetar, la atenazan, hasta el punto de que
adelgaza entre los brazos de los captores.
"Lo detuvieron dos hombres con uniformes de circo, el Arlequín y el
Payaso, y lo condujeron con engaños al umbral del
recinto demoledor de sueños y de amores" Así
que pasen cinco años
La figura central tiene el rostro de la muerte y unas entrañas
que parecen un plato de gusanos; un rostro que, amén de
los ojos grandes, negros y cóncavos de una calavera, posee un tercer ojo amarillo,
como amarillos son los bichos que esperan en su interior para devorarle. El
rojo del que escasa y periféricamente disfrutan los captores toca
el pecho del poeta como una puñalada. El amarillo y el azul, separados entre sí sobre la
figura del poeta, se aproximan en sus entrañas y, finalmente, se aúnan para formar el verde
que le rodea el pecho. Aunque el propio Granell en su estudio del color en Así
que pasen cinco anos señala la disociación de estos dos colores como una destrucción del verde esperanzador, ha querido poner
este aquí, sin duda porque sabe que, a pesar
de la tragedia personal del poeta y junto con ella, su obra no solo le sobrevive, sino que le ha situado en el fértil,
verde y esperanzador
campo de la auténtica poesía, tanto lirica como dramática.
La figura del poeta en el cuadro es una figura que vibra,
las otras no; pero vibra de terror, pues sabe lo
que le espera, a dónde le conducen. Como ya
lo sabía cinco años
antes, convertido en el Joven de su leyenda del tiempo:
"Así,
España en suspenso; y en ella, el Joven, acosado, agonizante, ya en el
fin".
"El Joven sabe que su muerte será violenta: 'La sangre golpea en mis
sienes con sus nudillos de fuerza'. La Novia mencionando el
plomo y el Maniquí también, caracterizan el proyectil
homicida. El jugador 2 lo precisa aún más. Sera de los
"que no solamente se clavan en el acero más duro sino sobre la gasa más
fina".
"Sabe que lo ejecutará una escuadra, que morirá
fusilado. Sabe que su fin ocurrirá al aire libre, a la repentina llamarada
sobre fondo de azules lunares y troncos nocturnos". Imagen que nos remite a Bodas
de sangre.
Conoce
el momento preciso de su ejecución: “Porque vengo mojado por una luna de cinco
años. Y porque después no hay nada, porque después no
puedo amar, porque después se acaba todo”. Lo sabe a ciencia cierta, con
rigurosa exactitud: “Dentro de cuatro o cinco años
existe un pozo en el que caeremos todos”.
mardi 15 novembre 2011
RÉFLEXIONS SUR MILTON
MILTON, né d'un père et d'une mère nobles, vivant dans une terre des environs de Londres, après avoir été formé à l'étude des lettres à l'université de Cambridge, et après avoir donné des symptômes de, supériorité d'esprit dans des poésies latines, admirées des érudits, avait été envoyé en Italie par son père pour s'exercer au monde et aux lettres avant l’âge des affaires et de la politique. Il y prolongea pendant de, longues années son séjour, séduit par la douceur du climat, par la grâce des femmes, par la poésie des sites et des hommes, par des amitiés illustres avec les grands patrons des poètes du temps, et par cette mollesse de l'air de Naples qui s'infiltre dans les veines et qui lait oublier tout, même la gloire et la patrie ; il l'avoue lui-même dans ces vers écrits dans la langue du Tasse:
« J’ai oublié la Tamise pour le voluptueux Arno.
Ainsi la voulu, l'amour, qui ne veux jamais rien en vain ! »
On voit qu'il y avait à Florence ou à Pisé une autre Léonore pour cet autre Tasse. L'amour seul donne, le secret de ce qui parait inexplicable, dans la vie, des hommes et surtout des poètes. Comment cet amour fut-il dénoué? C'est le mystère de cette période de la vie de Mil ton.
A son retour en Angleterre, il trouva le parlement en guerre avec le roi, les armes dans toutes les mains, le feu des controverses religieuses et politiques dans toutes les âmes. Il réfléchit trois ans dans la solitude sans paraître pencher ni vers les royalistes ni vers les puritains, uniquement absorbé dans les études préparatoires de son poème futur déjà conçu dans ses voyages. «J'adresserai un jour à la postérité, dit-il à cette époque, dans une lettre confidentielle à un ami, quelque chose qui ne laissera pas mourir mon nom, au moins dans mon île natale! » Ainsi tous les grands hommes ont de bonne heure un sentiment anticipé de leur gloire future.
Ces trois ans écoulés, Milton ajourna son poème à des temps plus littéraires, si jamais ces temps devaient revenir, et il prit parti pour la liberté. Il y avait assez longtemps que les poètes suivaient les cours; il fut tenté par la gloire d'être dans son pays le premier poète du Dieu et du peuple.
Mais ni le peuple, ni les puritains n'avaient d'oreilles pour les vers. Il se jeta dans la mêlée armé de harangues, de controverses, de pamphlets, ces armes quotidiennes du peuple en révolution. Son talent transformé, mais non avili, répandit bientôt son nom dans la foule. On y sentait l'accent mâle et républicain de la vieille Rome vibrant dans l'âme d'un Breton. Cromwell, qui personnifiait alors en lui le peuple, l'armée, le zèle de la foi, l'orgueil de la race, le droit de la nation, devint le Macchabée de Milton. Le poète s'attacha à la fortune du protecteur comme à la fortune de ses idées. Cromwell, qui parlait beaucoup, mais qui parlait mal, et qui n'avait ni le temps ni le loisir d'écrire, accueillit avec empressement ce talent viril, éloquent et imagé que Milton mettait à son service. Il le rapprocha de lui en lui donnant le titre de son secrétaire et en lui confiant la rédaction des actes du gouvernement.
à suivre ...
mercredi 2 novembre 2011
Federico Garcia Lorca - Ruine Romaine
Quelques souvenirs du spectacle
Lorca, Passion et Mort
(d'après textes, interviews et lettres de F.G. Lorca)
Avec:
Jérôme SAU
Subarna THAPA
Karine GINJARRO
Françoise PARTAKELIDIS
Mise en scène / Dramaturgie
William ORREGO GARCIA
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